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Quelles sont les aides à l’export dont peuvent bénéficier les entrepreneurs ?

Quelles aides à l'export?

S’ouvrir à l’international représente une opportunité unique de développement pour une entreprise. Mais l’export n’est pas évident et nécessite des investissements qui peuvent inquiéter bon nombre de dirigeants. « Désormais, avec la nouvelle génération d’entrepreneurs, de plus en plus de PME se tournent vers l’international, commente Arnaud Ruff, expert comptable commissaire aux comptes au sein du cabinet Ruff et associés (Nice), membre de France Défi. Ce sont des dirigeants qui parlent bien anglais, qui sont très présents sur Internet. Mais il y a toujours des réticences, notamment à cause de la méconnaissance des dispositifs qui peuvent soutenir les PME. » Quatre dispositifs constituent la base d’un bon départ hors des frontières françaises.

  • le prêt à l’export de BPIfrance

BPIfrance accorde des prêts de 30 000 à 5 millions d’euros, sans garantie et sans caution personnelle, aux PME constituées en sociétés et aux ETI (entreprises de taille intermédiaire) indépendantes jusqu’à 5000 salariés. Pour en bénéficier, ces entreprises doivent être créées depuis plus de trois ans, et engager des dépenses pour se développer à l’international. Le prêt Export est remboursable en sept ans, dont deux ans de différé. « Il s’agit de l’aide principale que peut solliciter une PME, car elle répond à un besoin de trésorerie à court terme », souligne Arnaud Ruff. Avec la somme obtenue, l’entreprise peut financer un grand nombre de dépenses et d’investissement : frais d’implantation de filiales ou rachat d’entreprises étrangères, adaptation des produits et services aux marchés extérieurs, coûts de mise aux normes, participation aux foires et salons, recrutement et formation de l’équipe commerciale export, matériel informatique…

  • les assurances Coface

Coface, spécialiste de l’assurance-crédit, a mis en place une assurance prospection adaptée aux PME qui visent l’international. Trois niveaux de garanties sont disponibles, à souscrire selon le profil de l’entreprise et ses besoins : Assurance prospection premiers pas, Assurance prospection et Avance prospection. Concrètement, il s’agit d’une assurance contre le risque d’échec commercial. Si l’entreprise a engagé des dépenses et que le développement à l’étranger se passe mal, Coface indemnise l’entreprise. Cette dernière ne rembourse l’organisme qu’en fonction de l’évolution de son chiffre d’affaires export. Le coût de ces assurances varie de 0,5% à 4% des montants garantis.

  • le crédit d’impôt à l’export

Spécifiquement réservé aux PME, le crédit d’impôt export (CIE) est lié au recrutement d’un salarié ou d’un volontaire international en entreprise (VIE), qui s’occupera du développement à l’export. Il est égal à 50% du montant de certaines dépenses effectuées dans les 24 mois suivant le recrutement : frais et indemnités de déplacement et d’hébergement liés à la prospection commerciale ; participation à des salons professionnels à l’étranger ; indemnités mensuelles versées à un VIE…

Plafonné à 40 000 euros, ce crédit d’impôt est imputé directement sur l’impôt (sur les sociétés ou sur le revenu) dû au titre de l’année au cours de laquelle les dépenses ont été engagées. Si l’entreprise n’est pas imposable, elle se verra reverser l’excédent du crédit d’impôt. Pour en bénéficier, il faut déposer une déclaration spéciale (Cerfa 2079-P-SD) au moment du relevé de solde d’impôt sur les sociétés.

  • Les Chambres de commerce et d’industrie

« Chaque CCI propose des aides à l’export. Mais toutes ne fournissent pas les mêmes services, ni les mêmes programmes. C’est pourquoi, le chef d’entreprise doit se rapprocher de sa CCI pour voir quelle est son offre en matière d’export », conseille Arnaud Ruff. Pour une première approche depuis son bureau, il est possible de se connecter au site les-aides.fr.