Les salariés aspirent à plus de reconnaissance et d’implication dans leur travail, selon de nombreuses études parues sur le sujet. Pourtant, « les pratiques managériales françaises apparaissent très verticales et hiérarchiques », notait encore l’Inspection générale des affaires sociales dans les conclusions d’une analyse comparative entre plusieurs pays européens publiées au printemps 2025. Même si de plus en plus d’entreprises s’attachent à développer d’autres modes de fonctionnement, plus horizontaux.
Le management participatif apparait alors comme un modèle intéressant. Il favorise la responsabilisation des collaborateurs et leur implication dans la vie de l’entreprise, des décisions stratégiques à la gestion opérationnelle. À la clef, selon ses promoteurs : de meilleures conditions de travail et davantage d’engagement des salariés, d’attractivité de l’entreprise et de performance des résultats.
Accompagner et fédérer
Cela suppose alors que le manager n’endosse pas ou plus un rôle de contrôle et de surveillance, mais celui d’un accompagnateur. Certes, il fixe toujours les objectifs et s’assure du respect des règles établies, mais il doit par ailleurs mettre en place les conditions permettant la concertation et l’implication des collaborateurs dans les décisions. Il doit également faire en sorte de fédérer les salariés autour des projets.
En pratique, ce mode de management suppose l’établissement d’une relation de confiance entre les managers et leurs équipes, que traduit notamment la délégation d’une partie des décisions aux salariés.
Le management participatif repose d’abord sur la transparence et la communication. Les salariés doivent avoir l’opportunité d’exprimer leurs idées, leurs préoccupations à tous les niveaux de l’entreprise et être assurés d’être écoutés. Cela suppose souvent un processus de décision plus long.
Responsabiliser les salariés
Un autre principe majeur est la responsabilisation des collaborateurs. Si des objectifs leurs sont toujours fixés, ils doivent bénéficier d’une certaine autonomie dans l’exécution des tâches. En découle la nécessité de mettre en place des indicateurs et dispositifs leur permettant de contrôler les activités.
Le management participatif suppose également la résolution des conflits passe par le dialogue. Enfin, les entreprises appliquant ses principes doivent aussi viser l’amélioration des compétences, individuelles et collectives, et notamment des soft skills, intégrant des compétences comportementales et relationnelles, de communication, de négociation… Autant de qualités indispensables pour permettre la prise de décision collective.
Former et définir des outils
La mise en œuvre concrète d’un tel fonctionnement implique donc en général une formation des cadres, à l’écoute active ou à la résolution de conflits par exemple. Différents outils de concertation sont aussi mis en place : de la boîte à idées permettant à chacun de faire remonter ses suggestions, aux groupes de travail thématiques, réunissant les collaborateurs volontaires, quel que soit leur niveau hiérarchique pour réfléchir et proposer des solutions sur une problématique donnée.