D’un côté, les enquêtes montrent que les collaborateurs sont de plus en plus en quête de sens dans leur travail. De l’autre, de nombreuses associations peinent à réunir les ressources nécessaires pour mener à bien leurs missions. Participer ou organiser une collecte solidaire au niveau de l’entreprise pour soutenir des structures œuvrant pour le bien commun est une manière d’agir sur les deux tableaux.
EN BREF
- Organiser un événement ou une collecte solidaire favorise l’engagement des équipes et leur permet d’échanger. Ce, de l’initiative du projet à sa concrétisation.
- Cela impacte aussi positivement l’image de l’entreprise, auprès des collaborateurs, partenaires et clients.
- Des plateformes facilitent l’organisation des collectes de fonds pour les associations.
- Communiquer les résultats – montant, projets financés – permet de rendre l’initiative concrète, voire de donner des idées pour les suivantes.
Des équipes engagées et des échanges favorisés
Cela peut tout d’abord susciter l’engagement des équipes impliquées. « À titre individuel, on est fier et heureux de faire plaisir et de soutenir une bonne action », témoigne Julien Patanchon, expert-comptable associé chez Audial expertise et conseil, qui a lui-même initié ou participé à différentes collectes organisées au sein du cabinet, membre de France Défi.
Ces projets, en réunissant les équipes autour d’un même objectif, sont l’occasion de favoriser les échanges entre les différents services et niveaux hiérarchiques. « Cela peut renforcer le sentiment d’appartenance à l’entreprise et la satisfaction de travailler dans une structure qui fait de bonnes actions », souligne l’expert-comptable.
Des bénéfices pour l’image de l’entreprise
Ces opérations peuvent aussi avoir des bénéfices en termes d’image. « Elles peuvent contribuer à faire connaître l’entreprise de manière positive auprès des clients comme des talents et à renforcer sa marque employeur, ce qui n’est pas inutile même si ce ne sont pas les raisons premières pour lesquelles on lance de tels projets », poursuit Julien Patanchon.
Projets ponctuels ou démarche structurée
Ces collectes peuvent prendre différentes formes et ne s’inscrivent pas forcément dans une démarche très structurée, même si de plus en plus d’entreprises, à l’image d’Audial, en font un élément de leur stratégie de responsabilité sociétale (RSE). Le cabinet organisait déjà de longue date des collectes de matériel informatique pour des associations.
Une fois une idée soumise à la direction validée, nous diffusons l’information à l’ensemble du cabinet avec, notamment, les aspects pratiques et logistiques et, à partir de là, les volontaires s’organisent pour participer.
Puis, Julien Patanchon a souhaité promouvoir une opération de collecte de boîtes de Noël, contenant petits plaisirs et produits utiles, pour une association les distribuant aux plus démunis. C’est dans un second temps que ce type de projets a été intégré à la stratégie RSE d’Audial. « Nous avions interrogé les collaborateurs sur la manière de favoriser l’ancrage territorial du cabinet et l’idée des collectes solidaires est revenue dans de nombreuses réponses », raconte l’expert-comptable.
Des collaborateurs impliqués à chaque stade
Le choix a été fait de s’appuyer sur les idées et initiatives des collaborateurs s’agissant des causes soutenues. « Nous nous positionnons comme des porteurs de relais pour des projets de proximité, portés en interne. Une fois une idée soumise à la direction validée, nous diffusons l’information à l’ensemble du cabinet avec, notamment, les aspects pratiques et logistiques et, à partir de là, les volontaires s’organisent pour participer », explique Julien Patanchon.
Dernièrement, c’est une collecte au bénéfice de la Société de protection des animaux qui a ainsi été organisée. Le cabinet s’est aussi mobilisé auprès des banques alimentaires grâce à la participation de plusieurs collaborateurs à la collecte ou tri de denrées. L’implication du personnel, que ce soit dans le choix des projets ou dans leur organisation, est la clef pour que ces événements soient réellement source d’engagement.
Des plateformes de collecte de fonds facilitatrices
Plutôt que des dons en nature ou de matériel, il est possible de soutenir des collectes de fonds pour des associations. Plusieurs plateformes facilitent leur organisation. Un acteur comme Dift propose quant à lui aux entreprises de permettre à leurs collaborateurs, partenaires ou clients, de choisir quelles associations d’intérêt général recevront leurs dons, prélevés sur une somme allouée et décidée à l’avance par l’entreprise.
Les résultats partagés pour une portée décuplée
Quelle que soit leur forme, il importe de faire connaître les réalisations rendues possibles par ces projets solidaires. C’est ce qui rend concret l’engagement des participants. « Nous communiquons en interne pour rendre compte des résultats de la collecte et remercier les initiateurs et participants », illustre Julien Patanchon, qui pointe la nécessaire vigilance sur le nombre de projets menés et leur répartition dans le temps, « pour ne pas saturer les collaborateurs ».