Adaptation aux risques climatiques : des bonnes pratiques aux mesures structurelles

Les actions d’adaptation au changement climatique peuvent être prises au fil de l’eau et intégrées ou non dans un plan d’adaptation. Elles ne sont pas standardisées et peuvent être des mesures de bon sens, organisationnelles, techniques ou structurelles.

Par Laure Bergala, Accroche-press’ pour France Défi
Publié le lundi 6 juillet 2026 à 12h00 | Lecture 3 minutes
Les mesures d’adaptation sont d’ordre très divers. Elles peuvent être ponctuelles et de court terme ou structurelles et de long terme. (Stock.adobe.com @Довидович Михаил)

Isoler ses bâtiments, organiser la réduction de sa consommation d’eau face au risque de stress hydrique, prévoir un plan d’urgence et de poursuite d’activité… Les entreprises n’ont d’autre choix que de chercher à se prémunir des risques climatiques. Après avoir effectué un diagnostic de leurs vulnérabilités aux aléas climatiques, elles peuvent accéder à des préconisations pour bien se lancer dans l’adaptation.

Une stratégie d’adaptation sur le long terme

Les démarches les plus structurées, encore rares, consistent à élaborer une stratégie et un plan. L’Ademe propose un parcours complet avec diagnostic, stratégie et suivi-évaluation. L’outil Act adaptation permet alors d’évaluer la stratégie d’adaptation de l’entreprise. L’agence de la transition écologique a par ailleurs actualisé sa méthode Act Pas à pas de mise en place d’un plan de transition pour y intégrer l’adaptation.

Un plan d’adaptation doit être décliné à plusieurs horizons temporels, pour se préparer à l’aggravation du changement climatique. Le plan est forcément évolutif car climat et risques évolueront dans le temps, et l’adaptation est un processus continu. Certaines entreprises font de l’adaptation un prisme à travers lequel évaluer tous leurs projets.

Pas de catalogue de solutions clés en main

Il n’existe pas de catalogue de solutions d’adaptation comme il existe des trajectoires standardisées pour faire baisser son bilan carbone. Chaque PME est différente, et son adaptation se fera sur mesure. Il existe cependant des exemples de solutions pour se prémunir contre les aléas, publiés par l’Ademe et la DGE, et des guides sectoriels pour les plus concernés (distribution, tourisme…). Il est bien sûr possible de se faire accompagner dans son adaptation par une CCI, l’Ademe, l’État, l’agence de l’eau, etc.

Des mesures préventives au changement de modèle

Les mesures d’adaptation sont d’ordre très divers. Elles peuvent être ponctuelles et de court terme (stocks d’eau potable pour une canicule) ou de long terme et structurelles (isolation ou rénovation des bâtiments). Certaines relèvent de bonnes pratiques (décaler les horaires en cas de vague de chaleur). Elles peuvent être préventives (entretien des arbres proches des bâtiments contre le vent violent), organisationnelles (mise en place d’exercices réguliers en cas de crise), matérielles (barrières anti-inondation amovibles, surélévation des équipements stratégiques), techniques (système de gestion des eaux pluviales, de rafraîchissement nocturne du bâtiment).

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Certaines solutions sont fondées sur la nature : végétaliser un site pour protéger de la chaleur ou éviter le phénomène de sécheresse et retrait gonflement des sols argileux (RGA) qui fissure le bâti. Une entreprise peut aller jusqu’à prendre des mesures transformationnelles, changer son modèle économique comme le font certaines stations de ski.

Attention enfin au risque de mal-adaptation : il faut essayer de prendre des mesures qui resteront efficaces sur le long terme dans un monde très réchauffé.