Menu

Prendre une assurance spécifique pour son entreprise

une multitude de parapluies, symboles classique de l'assurance car évoquant le fait de protéger

En dehors des assurances incontournables comme la responsabilité civile, d’autres garanties peuvent être utiles à mettre en œuvre. Revue de ces assurances auxquelles le chef d’entreprise ne pense pas spontanément.

Les entrepreneurs débutants n’en ont pas forcément conscience, mais assurer leur société est indispensable. Un incendie, une cyber attaque, la disparition d’un associé peuvent remettre en question sa survie. Certaines assurances sont obligatoires, comme la responsabilité civile qui prend en charge les conséquences de dommages causés par l’entreprise. Cependant, il existe bien d’autres situations où une assurance s’avère utile, selon l’activité de la société et l’évaluation de ses risques. Christophe Bertrand, expert-comptable et commissaire aux comptes du cabinet Innoliance, membre du groupement France Défi, à Aurillac (Cantal), conseille de réfléchir à des produits plus spécifiques.

Quelle assurance spécifique choisir ?

En fonction de l’activité de l’entreprise, plusieurs assurances spécifiques peuvent être envisagées :

• L’assurance perte d’exploitation « couvre la destruction totale ou partielle des biens matériels, si votre entrepôt brûle et que votre usine doit s’arrêter brutalement par exemple », explique Christophe Bertrand. Cela permet de couvrir la perte de chiffre d’affaires et les charges fixes. « Il faut bien évaluer comment se faire indemniser », souligne l’expert-comptable. Cette assurance est en effet utile quand le volume d’activité à garantir est suffisant. Christophe Bertrand la « conseille vivement aux entreprises de l’industrie, qui utilisent des machines lourdes et des moyens de production importants ».

• L’assurance bris de machines couvre la casse liée à une chute, du vandalisme ou tout simplement un événement naturel. « Elle est spécifique aux métiers du commerce et de l’industrie. Il faut y réfléchir en prenant en compte le coût des équipements et leur vétusté », indique Christophe Bertrand.

• L’assurance marchandises transportées permet de se prémunir contre les risques liés au transport de marchandises et qui peuvent les détruire : vol, renversement du véhicule de transport, avaries, etc. Elle couvre en général tous les flux de marchandises, des fournisseurs à l’entreprise, de l’entreprise à ses clients, etc.

• L’assurance-crédit peut être pertinente pour un entrepreneur ayant conclu un contrat important, mais qui a quelques doutes sur la solvabilité de son client, ou dans certains cas bien précis. « Cela arrive assez fréquemment dans le commerce de la viande et des produits très frais, remarque Christophe Bertrand. Les grossistes se font couvrir, pour leurs transactions avec les semi-grossistes. »

L’assurance sur les risques informatiques, peut concerner quasiment toutes les entreprises aujourd’hui, dans la plupart des secteurs. Elle permet de couvrir les frais engagés par l’entreprise à la suite d’une cyber attaque par exemple, notamment les frais de communication envers les clients.

• Dans la catégorie des assurances de personnes : en dehors de l’assurance « homme clé », dédiée aux talents de l’entreprise ou aux cadres difficiles à remplacer, d’autres solutions permettent à l’entreprise de continuer à fonctionner même en cas de coup dur. Ainsi la garantie perte d’un associé, en cas de disparition brutale, offre la possibilité aux autres associés de racheter ses parts plutôt que de les voir transmises aux héritiers – et de subir une dilution des responsabilités au sein de l’entreprise.

Enfin dans la catégorie des dommages que peut causer l’entreprise, l’assurance risques environnementaux s’appuie sur le principe du « pollueur-payeur » : en plus des garanties de perte d’exploitation, « l’assurance prendra par exemple en charge tout ou partie de la dépollution pour le compte de l’entreprise pollueuse », explique ainsi Christophe Bertrand. Pour les acteurs des secteurs du bâtiment mais aussi de l’agroalimentaire, de la chimie et bien d’autres, mieux vaut être sensible à cette idée du risque environnemental, avertit l’expert-comptable.