Depuis mai 2026, les TPE et PME comptant jusqu’à 50 salariés peuvent obtenir, auprès de Bpifrance, un prêt 100 % digital pour financer l’électrification de leurs équipements professionnels (four électrique, matériel de cuisson, matériel de séchage, etc.). Ce prêt sans garantie s’adresse aux entreprises créées il y a plus de trois ans, capables de fournir une documentation comptable sur une période d’au moins deux ans et disposant d’un expert-comptable inscrit à l’ordre.
D’un montant compris entre 10 000 et 100 000 euros, le prêt flash électrique peut être contracté sur une durée de trois, cinq ou sept ans, à taux fixe (à partir de 4,61 %). Il est possible de différer son remboursement de 24 mois au maximum. La demande se fait intégralement en ligne, via la plateforme dédiée, avec une réponse sous 48 heures et un décaissement sous sept jours.
TROIS QUESTIONS À…

Aymeric Quantin, directeur des financements digitaux et opérations chez Bpifrance
Pourquoi Bpifrance a-t-elle lancé ce dispositif ?
Le prêt flash électrique répond à une double urgence économique et stratégique. Sur le plan économique, les petites et moyennes entreprises subissent de plein fouet la hausse des prix des énergies fossiles. Sur le plan stratégique, la France doit réduire sa dépendance aux importations d’énergie, qui représentent 50 % de l’approvisionnement total en 2026. Il y a donc une vraie nécessité d’accélérer la consommation d’électricité et de sortir de l’usage des énergies fossiles, comme le montre l’annonce en avril par le gouvernement du plan d’électrification.
Quels en sont les atouts pour les TPE et PME ?
Basculer vers des équipements électriques permet des gains importants sur les factures d’électricité, de l’ordre de 30 % à 50 % selon les secteurs. Par ses caractéristiques (100 % digital, sans garantie, remboursement différé jusqu’à 24 mois), ce dispositif permet aussi de lever les freins financiers à l’engagement des petites et moyennes entreprises dans les projets de transition. Le dernier baromètre Bpifrance Le Lab-Rexecode montre que les intentions d’investissements à visée environnementale sont stables au deuxième trimestre, à 30 %. C’est bien, mais ce n’est pas encore suffisant et c’est notre rôle de banque du climat d’accompagner les entreprises dans leurs projets écologiques.
Comment ce prêt s’insère-t-il dans le panel de dispositifs existants en matière d’aide à la transition ?
Ces dernières années, nous avons développé toute une gamme de diagnostics pour aider les entreprises à identifier et chiffrer des actions concrètes en matière de transition écologique, comme le Diag éco-flux, le Diag décarbon’action ou encore le Diag perf’immo. Une fois que les actions à mettre en œuvre ont été identifiées, les entreprises peuvent se tourner vers nos solutions de prêts sans garantie comme le prêt vert, le prêt industrie verte et, bien sûr, le prêt flash électrique. Ce dernier vient donc compléter les dispositifs existants en proposant un financement simple, rapide et accessible pour que les TPE-PME puissent réaliser sans attendre leurs projets d’électrification.