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Comment adapter ses sites et locaux face aux risques climatiques

Vagues de chaleur, tempêtes ou inondations produisent des dommages et peuvent mettre en péril l’activité de l’entreprise. L’adaptation des installations physiques est nécessaire face aux risques climatiques croissants.

Par Laure Bergala, Accroche-press’ pour France Défi
Publié le jeudi 13 août 2026 à 13h00 | Lecture 3 minutes
L’adaptation à ces risques croissants consiste à rendre robustes bâtiments et actifs corporels. (Stock.adobe.com @Kyryl Gorlov)

Les canicules, comme celles qui ont touché la France dès mai-juin cette année, rendent le travail difficile et peuvent mettre à l’arrêt installations électriques et machines. La sécheresse induit le retrait gonflement des sols argileux et fissure le bâti… Les aléas climatiques provoquent des sinistres aux conséquences potentiellement dramatiques pour les bureaux et locaux industriels.

L’adaptation à ces risques croissants consiste à rendre robustes bâtiments et actifs corporels. Le diagnostic de vulnérabilité préalable à toute démarche d’adaptation au changement climatique permet de faire un point sur le fonctionnement des machines et réseaux, l’isolation des bâtiments…

Adapter les bâtiments aux fortes chaleurs

Les premières canicules de 2026 l’ont rappelé : adapter les bâtiments aux fortes chaleurs est impératif pour le confort des personnes et pour la résilience du matériel et du site. L’isolation thermique du bâti atténue chaleur et grand froid. Des méthodes de ventilation et de rafraîchissement existent, comme le rafraîchissement nocturne. La climatisation classique est une solution confortable mais qui pose question, car le tout climatisation relèverait de la mal adaptation en augmentant le réchauffement.

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Rendre un bâtiment résilient passe aussi par des aménagements. Contre le risque d’inondation, il est important de surélever les équipements électriques et stratégiques et les machines, voire de prévoir une zone refuge.

Veiller à la résilience des machines et réseaux

La chaleur entraîne la dilatation des matériaux ou la surchauffe d’appareils, augmente les risques d’incendie… Le froid génère ruptures de matériaux et pannes… Certaines machines ne peuvent plus fonctionner à certaines températures. Il importe d’opter pour des installations résilientes et de prévenir les risques de ruptures d’activité. Des machines nécessitent parfois un apport en eau important, à sécuriser face au risque de sécheresse et de pénurie.

Matériaux et produits devront s’adapter aux conditions climatiques inédites de plus en plus extrêmes. Des industriels font leur part en adaptant leur production à la source. Certaines verrières sont par exemple désormais adaptées aux très fortes pluies intenses, au-delà des normes actuellement en vigueur.

Adaptation à l’échelle du site de l’entreprise

L’adaptation concerne aussi l’environnement extérieur. Vents violents et orages peuvent mettre des équipements hors service ou couper l’électricité. Inondations et pluies intenses endommagent les canalisations, dégradent les équipements électriques, peuvent isoler un site. Des barrières anti-inondation amovibles permettent d’éviter un sinistre, entre autre mesure de prévention contre cet aléa. Entretenir les arbres proches des infrastructures évite les dégâts des tempêtes. La végétalisation et les solutions fondées sur la nature atténuent la chaleur sur un site et peuvent diminuer le risque de fissures liés au RGA…

L’adaptation est aussi un enjeu d’assurance. Un assureur peut demander à une entreprise ce qu’elle a prévu pour que ses installations résistent à tel ou tel aléa.