Véhicules peu polluants : quelles sont les aides à l’achat ?

Après la disparition des aides directes d’État, c’est grâce aux certificats d’économies d’énergie et aux aides locales que les entreprises s’équipant de véhicules propres peuvent espérer alléger leur facture.

Par Marion Perrier, Accroche-press’ pour France Défi
Dernière mise à jour le mardi 24 mars 2026. | Lecture 4 minutes

Pendant plusieurs années, l’État a financé différents dispositifs pour inciter les entreprises et les particuliers à opter pour des véhicules peu polluants, principalement à travers des aides financières qui réduisaient le coût d’acquisition de ces véhicules. Si l’objectif de verdissement du parc automobile demeure, avec une augmentation des exigences concernant le verdissement des flottes d’entreprises , l’éventail des aides mobilisables a été considérablement réduit.

Ainsi, le bonus écologique, une aide à l’achat ou à la location longue durée de véhicules propres, a été supprimé en 2025. La prime à la conversion, qui récompensait le remplacement d’une voiture ou d’un utilitaire polluant retiré de la circulation par un véhicule propre, n’a plus cours depuis décembre 2024.

Certificats d’économie d’énergie

Désormais, les aides à l’achat de véhicules peu polluants s’inscrivent dans le cadre des certificats d’économie d’énergie (CEE). Ce dispositif impose aux vendeurs d’énergie – électricité, gaz, carburant, fioul – de contribuer à la mise en place d’actions d’économie d’énergie chez leurs clients, qu’ils financent en tout ou partie. Il n’est pas nouveau, mais a été déployé dans le secteur automobile en 2025. Les constructeurs ont conclu des accords avec les vendeurs d’énergie de manière à proposer des primes à l’achat ou la location longue durée de véhicules propres, financées dans le cadre des CEE. Les aides proposées concernent des véhicules dont le prix est inférieur ou égal à 47 000 euros et dont la masse en ordre de marche n’excède pas 2,4 tonnes.

Elles varient selon le type d’acheteur et les véhicules. Chez Renault, la prime proposée pour l’acquisition d’une voiture particulière électrique est de 460 euros pour une société dont la flotte dépasse les 100 véhicules. Elle atteint 4 030 euros pour un véhicule utilitaire électrique. Chez Stellantis, son montant va de 300 euros et jusqu’à plus de 4 500 euros. Une prime « coup de pouce » existe aussi depuis octobre 2025, pour les particuliers et entrepreneurs individuels uniquement, pour l’achat ou la location longue durée d’une voiture particulière électrique neuve dont le score environnemental est égal ou supérieur à 60 points. Son montant est fonction des revenus du bénéficiaire et peut atteindre 6 000 euros et plus lorsque le véhicule et sa batterie ont été fabriqués en Europe.

Généralement, les concessionnaires s’occupent des démarches de constitution du dossier – qui doit être complété en amont de la commande ou de signature du contrat de location – et la prime est déduite du prix à payer.

Coup de pouce des collectivités

Des aides locales sont aussi proposées par certaines collectivités. Dans la métropole de Lyon, des subventions sont par exemple disponibles pour l’acquisition de véhicules fonctionnant à l’électricité, au gaz naturel ou à l’hydrogène. Leur montant atteint 5 000 euros pour un véhicule utilitaire léger et 10 000 euros pour les poids lourds. La métropole de Bordeaux a mis en place une aide dont le montant varie de 1 000 à 10 000 euros, selon le type de véhicules, pour le remplacement par un équivalent propre d’un véhicule non classé Crit’Air et interdit de circulation dans sa zone à faibles émissions (ZFE). La région Provence-Alpes-Côte d’Azur a instauré une aide à l’acquisition de véhicules utilitaires propres pour les TPE et PME.

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Il existe donc encore des moyens de faire baisser la facture pour s’équiper en véhicules peu polluants sachant que le coût, notamment fiscal, de la détention de véhicules émetteurs va continuer à se renchérir. Outre les malus CO2 et malus masse qui augmentent leur coût d’acquisition, outre les taxes sur l’affectation de véhicules à des fins économiques, il faut désormais compter avec la taxe annuelle incitative. Instaurée en 2025, elle pénalisera de plus en plus fort les entreprises dont les flottes n’atteignent pas les quotas de véhicules propres attendus.